Encore des travaux de peinture... - Joseph Espinoza

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Encore des travaux de peinture...

Encore des travaux de peinture... - Joseph Espinoza

Je devais repeindre les murs de notre chambre d’amis. J’avais déjà effectué ce genre de tache, mais, plus j’avance en âge, et plus je suis pointilleux et méticuleux. Je voulais un résultat parfait, digne d’un peintre en décoration. Je profitais d’un après-midi, pendant lequel ma femme était partie pour traiter ses varices au laser, pour commencer mon ouvrage. J’avais donc déjà repeint des pièces de notre maison, notamment la salle de bains. La condensation étant le point de départ de nombreuses moisissures, mais aussi, comme j’avais pu le constater avec la peinture précédente, du décollement de la couche supérieure peinte, j’avais opté pour une peinture murale spéciale salle de bains. Je pouvais, depuis la réfection de cette pièce, régulièrement la nettoyer des projections de savon sur le mur. Pour remédier à ce souci, ma femme avait eu une excellente idée : installer un grand miroir sur le mur le plus exposé de la douche.

Donc, pour cette chambre d’amis, j’étais déjà expérimenté, mais je n’avais pas encore fixé le décor définitif de cette pièce. La peinture que j’avais choisie avait un fini mat. J’avais eu l’avis d’un de mes amis qui avait refait une pièce de chez lui en prenant une peinture à l’aspect brillant. Toutes les petites imperfections de son mur étaient si flagrantes qu’il fut obligé de tout recommencer. Il la recouvrit d’une couche de cire qui opacifia le tout. J’avais préparé le support. Un apprêt mal fait empêchant la peinture de se fixer correctement, j’avais lessivé les murs avec un nettoyant ménager très abrasif : du bicarbonate de soude dilué dans de l’eau. Ce produit nettoie en profondeur tout en étant écologique. Heureusement, je n’avais pas eu à poncer, à gratter les parties effritées ou encore à boucher avec un enduit les fissures trop importantes et les anciens trous, comme ceux qui accueillaient des clous ou des vis.

Je me mis à peindre avec le rouleau que je venais d’acquérir dans un magasin de bricolage. Je prévoyais de fignoler avec un pinceau conçu spécialement pour les bordures et les reliefs. Je suivis la lumière qui partait de la fenêtre placée à l’ouest. Quand ma femme rentra de son rendez-vous, je venais de terminer mon ouvrage. Elle était si contente qu’elle s’empressa de prendre en photo la pièce sur son téléphone et de l’envoyer à ses amies. Je sus donc que nous allions recevoir ici sa cousine pour une dizaine de jours.