L'inauguration de ma terrasse - Joseph Espinoza

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L'inauguration de ma terrasse

L'inauguration de ma terrasse - Joseph Espinoza

J’avais emménagé dans ma nouvelle maison au mois d’octobre. Le printemps suivant, je n’avais pas encore de mobilier de jardin et, pourtant, les beaux jours commençaient. Je voulais profiter du terrain et de la terrasse. Je me mis en quête d’un salon de jardin, et d’accessoires. Une invitation pour un dîner avec mes amis et ma famille, dont mon neveu qui vient de subir un traitement pour un relachement de la peau qui a été particulièrement bien réussi, fut un prétexte parfait pour que je m’active. Mes investigations sur Internet n’avaient pas abouti. Je tentais de choisir plutôt une gamme de mobilier en jardinerie. Un samedi matin, veille de ce fameux dîner, je pris mon automobile pour aller dans un magasin où je trouverais du mobilier pour extérieur. Le choix serait plus limité que sur Internet, mais je serais obligé de me décider rapidement. Ce qui conviendrait le mieux, à mon avis, était un ensemble dans une matière naturelle.

Je parcourus les rayons du magasin, gigantesque, et je parvins, au fond d’une allée à voir les modèles de salons de jardin en présentation. Un canapé et deux fauteuils en rotin me plurent immédiatement. Leur forme arrondie était une invitation à la paresse. Les coussins moelleux ne faisaient qu’ajouter à l’ambiance détendue que ce mobilier m’évoquait. Ronde et avec un plateau vitré transparent, la table basse était un peu petite. Je me renseignais auprès d’une vendeuse pour savoir si je pouvais repartir, tout de suite, avec mon achat. Elle me confirma que cela était possible, et je passais en caisse. Je fus aidé par un employé du magasin pour charger l’ensemble dans le coffre.

Une question me taraudait pendant tout le trajet du retour : comment m’y prendrais-je pour descendre le mobilier ? Lorsque j’ouvris mon portail, j’eus la surprise, agréable, de voir mon voisin se diriger vers moi. Il venait me saluer. Il vit que mon coffre de voiture était bien chargé, aussi me proposa-t-il son aide. C’était juste parfait. Nous avons déchargé le salon de jardin, et je l’ai disposé sur ma terrasse, qui était bien ensoleillée. Ce mois d’avril avait été particulièrement beau et chaud. Après tous nos efforts, nous méritions une boisson, ce que je proposais à mon voisin. Il me remercia pour l’invitation. Je le conviais à s’installer dans le canapé d’extérieur en attendant que je revienne. Nous avons, tous les deux, inauguré les fauteuils et le canapé que je venais d’acquérir, ce fut un excellent moment, qui en présageait de meilleurs, encore.